PRIX LITTERAIRE

Barnabé Laye Prix Aimé Césaire 2016, de la Société des Poètes Français pour « Fragments d'errances ».

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Notre rentrée littéraire

La rentrée littéraire chez Acoria se fera avec de nouveaux auteurs qui nous rejoignent. Nous commencerons par une ronde poétique avec Jean-Blaise Bilombo Samba pour Ta Wo, Caya Makhélé pour Lettres de Cuba et Benoist Saul Lhoni avec Morsures d'exil. Dans la rubrique "Essais", Fanny Le Guenn nous propose Le théâtre de Koffi Kwahulé - Belles de Jazz, et à titre posthume Patrice Joseph Lhoni revisite l'histoire de Brazzaville, Coeur de la nation congolaise 1880-1970. La jeunesse n'est pas en reste avec un ouvrage collectif de Nouvelles policières écrites par les élèves de la ville de Châtenay-Malabry. Du côté du théâtre, nous aurons le plaisir d'accueillir l'enfant terrible du théâtre congolais Dieudonné Niangouna avec Sony chez les chiens suivi de Blues pour Sony. Son actualité, avec la création de Antoine m'a vendu son destin, du 21 février au 28 mars 2017 au Théâtre de la Colline, nous donne l'occasion de rééditer ce texte magnifique de Sony Labou Tansi. Gérard Poteau avec sa pièce Madiba revisite, quant à lui le fabuleux destin de Nelson Mandela.

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À paraître


Patrice Joseph Lhoni
Brazzaville
C
œur de la nation congolaise
Ouvrage disponible à partir du 10 janvier 2017

La fondation de Brazzaville eut, en sourdine, ce que l’on appela la petite querelle diplomatique, et M. de Brazza eut beaucoup de mal pour fonder sa ville. L’arrivée, presque simultanée de part et d’autre, du fleuve Congo de deux explorateurs, Stanley, sur la rive gauche et, de Brazza sur la rive droite, va poser un problème de droit sur la fondation de Brazzaville. Et cela, parce que l’autorité réelle de Makoko, même sur la rive droite, donnera matière à contestation. En outre, c’est un point de vue le plus déterminant, des représentants mêmes de Makoko, sur la rive droite, et sur la rive gauche, vont contribuer à brouiller la situation. Cependant, c’est la Société de géographie de Paris en accord avec le Comité français de l’Association Internationale africaine qui confirmera en 1883 le nom de Brazzaville à la Station française de Nkuna créée par Pierre Savorgnan de Brazza.

Patrice Joseph Lhoni est né en 1929, à N’zungui, district de Boko dans le sud de Brazzaville, au Congo. Entre 1950 et 1960, il participa aux mouvements littéraires congolais notamment en qualité de journaliste à France Équateur de M. Senez (presse coloniale), La Semaine de l’AEF (à présent La Semaine Africaine), dans Liaison (revue des cercles culturels de l’AEF) qu’il dirigea dans sa dernière année. Il a en outre été cofondateur de l’Institut d’Études congolaises (1960) et du Centre congolais du Théâtre (1964). Il est mort en 1976 des suites d’un accident de la circulation à Brazzaville.

Dernières parutions

Fanny Le Guen
Le théâtre de Koffi Kwahulé - Belles de Jazz
Livraison offerte

Les « Belles de jazz » sont ces héroïnes du théâtre de Koffi Kwahulé dont les corps-champ de bataille vivent différents traumatismes. Enfermées dans un corps-écran, une toile tragique sur laquelle se projettent, avec violence, différents fantasmes civilisationnels, ces figures hérétiques déchirent, pourtant, les représentations sexistes, racistes ou capitalistes. Elles se libèrent du diktat de leur agresseur grâce au rythme du jazz. Et la musicalité des textes finit par engendrer des corps musicaux, représentations symboliques de la transe libératrice. Faites de matière poétique et sonore, sculptées avec excès et engagement, les Belles de jazz inspirent les interrogations les plus aiguës sur les tragédies politiques et religieuses actuelles, des questionnements auxquels cet essai apporte son éclairage.

Titulaire d'un Doctorat de Littérature française et comparée soutenu à la Sorbonne sous la direction de Denis Guénoun, Fanny Le Guen enseigne les Lettres Modernes. Chercheuse en Études Théâtrales, elle est membre du Laboratoire Scènes Francophones et Écritures de l'Altérité (SeFeA) de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle.

Dieudonné Niangouna
Sony chez les chiens
suivi de
Blues pour Sony
Théâtre
Livraison offerte

Le théâtre de Dieudonné Niangouna est un surgissement, fait de ruptures et d'écoulements de laves incandescentes. Il manipule la quotidienneté des sentiments contradictoires, ainsi que les ressentis qui influencent les comportements. L'évocation, de Sony Labou Tansi est ici, l'occasion d'un plaidoyer au vitriol pour clore toutes les mésalliances. Au cœur des répliques qui s'enfilent en un dialogue intempestif et savoureux, le dramaturge nous convie à l'exploration mouvementée de son univers culturel. Dans ce texte, il nous dit tout, ce qu'il aime ou déteste, sa « congolité », ce qui a fait de lui un dramaturge unique et universel à la fois, son désir constant d'émancipation. Le théâtre de Dieudonné Niangouna touche à l'essentiel, c'est-à-dire à ce qui nous permet comme le dirait Sony de « nommer » les choses et les êtres.

Actualité autour de la pièce en 2017.
L'auteur
Né en 1976 à Brazzaville (République du Congo), Dieudonné Niangouna est comédien, auteur, metteur en scène. Rien ne décrit mieux l’écriture de Dieudonné Niangouna que le nom de sa compagnie : Les Bruits de la Rue. Son œuvre littéraire se nourrit en effet d’un langage explosif et dévastateur, à l’image des  réalités contemporaines. En 1997, Dieudonné Niangouna crée, avec son frère Criss Niangouna, et dirige la compagnie Les Bruits de la Rue avec laquelle il crée près d'une dizaine de pièces et tourne avec de par le monde. Ses pièces sont traduites en Anglais, en Allemands et en Italien. En 2003 il crée le Festival International de Théâtre de Brazzaville Mantsina sur scène dont il assure la direction. En 2005, il fait partie des quatre premiers dramaturges africains présentés en lecture à la Comédie-Française. En 2013, Dieudonné Niangouna est le premier Africain et noir à être artiste associé au Festival d’Avignon. Et est fait Chevalier du Vaqueyras. En 2013, il reçoit le grand prix du théâtre francophone avec sa pièce « SHÉDA ». En 2015 il est lauréat du prix littéraire des Lycéens en île de France avec sa pièce « M’appelle Mohamed Ali ». En 2015, il reçoit le grand prix des arts et des lettres du Congo-Brazzaville. En 2015 Dieudonné Niangouna est fait chevalier des Arts et des Lettres de la République Française.

 

Gérard Poteau
Madiba

Livraison offerte

Au terme d’une vie peu commune, le père de la nation Sud-Africaine Nelson Mandela (Madiba) délivre à un jeune garçon (Justice), un message d’espoir et de tolérance. Il lui retrace la longue lutte de son peuple contre la ségrégation afin de gagner sa liberté. Autour d’eux, les membres d’un chœur incarnent tour à tour les différents personnages qui marquèrent ces années sombres de résistance contre l’apartheid.

Sony Labou Tansi
Antoine m'a vendu son destin
Nouvelle édition
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Publiée en première édition dans la revue Équateur, créée au Festival International des Francophonies de limoges en 1986 par le Rocado Zulu Théâtre dans une mise en scène commune de l'auteur et Daniel Mesguish, cette pièce est le texte dramatique référent de Sony Labou Tansi. Un drame flirtant avec l'absurde et dont la langue est faite de multiples brisures, comme ces verres qui se fragmentent pour reconstituer l'image in-finie de la mosaïque. Elle pénètre les paysages superposés de la mémoire, découvre leurs traces perdues et présentes, autant de scarifications anciennes.

Actualité autour de la pièce en 2017.

Nouvelles policières
Ouvrage collectif
Collection Ecrire à l'école
sous la direction de Caya Makhélé
Livraison offerte

Les éditions Acoria organisent régulièrement des ateliers d'écritures dans les écoles et collèges. Ce livre montre la réussite d’un projet pédagogique singulier et ambitieux, qui a su s’inscrire dans la durée, pour faire partager le goût de l’écriture et de la lecture à des milliers de jeunes.

Caya Makhélé
Lettres de Cuba
Livraison offerte

En 2014, l’auteur effectue son premier voyage à Cuba, où sa pièce L’Étrangère est jouée au Trianon Théâtre. En même temps, le Festival de poésie de La Havane l’accueille avec des poètes venus du monde entier. Ce recueil regroupe les poèmes inspirés par ses différents séjours dans le détroit de Floride. Ce sont autant de confidences que le poète murmure dans le creux de multiples oreilles, comme des lettres adressées aux lecteurs, afin d’engager une longue conversation qui enjamberait les continents.

 

Benoist Saul Lhoni
Morsures d'exil
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L’engagement poétique de Benoist Saul Lhoni, initié avec Paroles d’Ailleurs, se poursuit dans une mise en vers des événements qui traversent notre monde, comme un miroir scripturaire des oubliés face aux multiples carcans qui refusent de céder. Des images se télescopent, celles des migrants en quête d’un ailleurs meilleur et celles des richesses bradées de leurs pays pillés et appauvris. Il ressent la douleur de cette Afrique qui semble payer une dette emphytéotique en même temps que celle d'un exil l’ayant éloigné du pays sien qu'une absence fraternelle amplifie.

Fragments d'errances
Barnabé Laye
Poésie
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Poète et romancier remarqué par Léopold Sédar Senghor à ses débuts, Barnabé Laye a publié une quinzaine d’ouvrages. De poèmes en romans, ce médecin des hôpitaux parle de l’Homme, de ses angoisses, de ses souffrances, de ses petits bonheurs comme de ses envies, de ses doutes, de ses espoirs… C’est une poésie du partage qui jette des ponts entre les hommes et les femmes d’aujourd’hui et tend à tous une main fraternelle. Il a reçu le Prix Émile Nelligan 2010 pour l’ensemble de son œuvre.

L’Afrique des Blocs et l’indépendance des États africains
Mythes et réalités
B
enoist Saul Lhoni
Essai
Livraison offerte

Des projets de société partagés entre les partisans de l’action positive, du socialisme – au-delà des errances politiques, sur fond de traditions africaines revitalisées – à la jeune génération ayant connu les maquis, les contraintes de la lutte de libération nationale et optant souvent pour le marxisme-léninisme, il ne reste plus qu’un débat de fond à mener. Qu’est-ce que l’indépendance a réellement favorisé comme forces d’évolution de la société africaine dans sa globalité ? Cette indépendance a-t-elle transcendé la réalisation de l’unité africaine et peut-elle être perçue comme gage de la souveraineté des États africains dans leur totalité ?